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mardi 16 juin 2015

Les livres de mon moulin * juin 2015 *

Encore une toute petite réunion de club ce mois ci, ces messieurs dames se promènent autour du monde, ils ne peuvent pas tout faire, et c'est génial comme ça !



Les livres nous soignent. Tandis que fleurissent les salons de "développement personnel " et les premières thèses de médecine sur le pouvoir des livres, Régine Detambel, écrivain et kinésithérapeute de formation, s'est donné pour tâche de montrer que la littérature comme remède doit se défier tout autant du pouvoir médical que des lieux communs du bien-être de masse.
Discussion animée autour du concept de "bibliothérapie" autour de la table ce vendredi soir, j'aime quand chacun met son grain de sel :-))


Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l'art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s'est pas posé la question : en ce début des années 1980, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme aimantée par le désir d'apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l'insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l'administration... Dans un oubli total de l'Occident, elle devient l'élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l'initient aux secrets et aux codes d'un enseignement millénaire. De cette expérience unique sont nés un vrai récit d'aventures et une œuvre personnelle fascinante, qui marie l'inspiration orientale à l'art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d'art L'Unique Trait de pinceau (Albin Michel).
Cet homme qui soliloque dans un bar, nuit après nuit, c est le frère de l'Arabe tué par un certain Meursault dans un célèbre roman du XXe siècle. Soixante-dix ans après les faits, rage et frustration inentamées, le vieillard rend un nom au mort et donne chair à cette figure niée de la littérature : l'Arabe. Un roman profond sur les héritages qui conditionnent le présent et sur le pouvoir exceptionnel de la littérature pour dire le réel.

Paule rentre de Saint-Petersbourg :

En 1762, un coup d'Etat transforme une petite princesse allemande en impératrice de Russie : Catherine II. Le règne des femmes n'est pas une nouveauté dans ce pays, quatre femmes l'ont précédée sur le trône depuis Pierre le Grand. Mais elle est la première décidée à gouverner par elle-même, y consacrant une énergie et des dons exceptionnels, comme Marie-Thérèse d'Autriche. Elle est aussi une disciple des Lumières et de la culture française, acharnée à exercer une royauté de l'esprit et à faire de son pays un véritable centre intellectuel européen. Mais quel règne agité : épidémies, soulèvements, guerres en chaîne. Au vu d'un tel bilan on pourrait imaginer qu'elle légua à son successeur un pays dévasté et à genoux. Or l'héritage est tout autre : une population accrue, un espace étendu à l'ouest et au sud, et l'installation de la Russie sur la scène internationale. Pourtant, que de malentendus autour de la " Grande Catherine " ! De cette vie où la légèreté et la volonté de bonheur tinrent tant de place, nombre de biographes ont conclu que son règne se réduisait à celui de ses favoris. Pouchkine le premier aura marqué cette ambiguïté, traitant Catherine de "Tartuffe en jupons" tout en saluant sa grandeur. L'ambition de ce livre est de retrouver dans le dédale des faits, des archives, des jugements contraires, le vrai visage et surtout le véritable apport de Catherine II à la Russie.

Alexandre Jollien propose un dialogue intérieur qui prend la forme d'une correspondance adressée à Dame Philosophie, cette figure allégorique dont Boèce imagina recevoir la visite alors qu'il attendait dans sa prison d'être exécuté. Dans cet itinéraire, l'auteur esquisse le portrait de Dame Frayeur et de la Mort, avec lesquelles il faut bâtir une vie. Ces lettres entendent dépeindre un état d'esprit qui tente de répondre à l'invite de Spinoza : " Bien faire et se tenir en joie ".

Le prochain rendez-vous sera bucolique : dimanche 28 juin à 17h00
A bientôt,
Biz

samedi 23 mai 2015

Les livres de mon moulin * mai 2015 *

Une réunion en petit comité, que des filles et bien ça a duré encore plus tard que d'habitude, 6 filles ensembles "bonjour les pipelettes".

Mais il fut quand même question de littérature je vous rassure,

Les choix d'Evelyne :






Enivrée par le Paris des années folles, Pearl prépare pour le compte d’un éditeur new-yorkais un ouvrage illustré consacré à la gastronomie française. Des Halles au somptueux cadre Art déco du Paquebot, le restaurant le plus en vue du moment, rien n’échappe à son regard de photographe. Pas même l’invisible mystère qui entoure le chef Charles-Henri Chelan, acclamé par ses clients, vénéré par sa brigade, et cependant insaisissable.
Piano de cuisson, accords, harmonies, tonalités : Charles-Henri cuisine comme on compose. Mais d’où vient cet étrange rapport à la beauté qui le contraint à dépasser ses propres exigences ?
Ensorcelée par cet homme, Pearl ne répond pas aux télégrammes de son père qui la pressent de rentrer aux Etats-Unis. C’est la fin de l’été 1929.







La lourde calèche peine sur les chemins défoncés, sous la pluie et les orages de ce début d'automne 1814. Il faut rentrer au plus vite. Trouver de l'argent, une habitation, avant de repartir. Non pour visiter d'autres pays, comme c'est à la mode dans l'aristocratie anglaise mais pour quitter un monde qu'ils n'aiment pas. Retrouver une errance qui est leur vérité. Ils ne seront jamais des promeneurs, mais des fugitifs. En traversant les terres des Frankenstein et leur malédiction, penchés sur leurs cahiers, Mary et Shelley commencent d'élaborer leur histoire. Sans relâche désormais, ils vont écrire, traquer leur destin.



Quoi de commun entre la petite Maria, qui vit dans un village reculé de Bourgogne, et une autre fillette, Clara qui, à la même époque, après avoir grandi dans les Abruzzes, est envoyée à Rome afin d'y développer un don prodigieux pour la musique ? Peu de choses, apparemment. Pourtant, il existe entre elles un lien secret : chacune, par des biais différents, est en contact avec le monde des elfes, monde de l'art, de l'invention, du mystère, mais aussi de l'osmose avec la nature, qui procure à la vie des hommes sa profondeur et sa beauté. Or une grave menace, venue d'un elfe dévoyé, pèse sur l'espèce humaine, et seules Maria et Clara sont en mesure, par leurs dons conjugués, de déjouer ses plans. Les deux fillettes, une fois réunies, auront à mener un long combat.


***
Sylvie a lu :



«J'éprouvais cependant une angoisse et une grande crainte en me demandant comment avec des pattes si énormes et si longues, je pourrais monter une faible dame, comment ce corps si clair, si tendre, tout pétri de lait et de miel, je pourrais l'enserrer entre mes rudes sabots, ces lèvres mignonnes, tout empourprées d'une rosée céleste, en approcher ma large et hideuse bouche, avec ses dents laides et dures comme pierre, et leur donner des baisers, enfin, comment une femme, bien qu'elle ne fût que désir, jusqu'au bout de ses jolis ongles, pourrait recevoir en elle un membre aussi formidable !»






L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.
Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham... Quel drame s'obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?





Karen Blixen, roman. La baronne a eu en effet la vie la plus romanesque qui puisse être. On serait tenté de dire : les vies. Chasseresse africaine au Kenya, hôtesse mondaine dans sa demeure maritime de Rungstedlund au Danemark, conteuse au profil acéré d’oiseau de proie, amoureuse et amante, de Denys Finch Hatton à sa dernière passion nordique, Thorkild BjØrnvig, un poète de trente ans son cadet ! Écrivain et démiurge, mondialement célébrée et lue.
Comment chanter sa singularité, sa liberté, son souverain mépris des codes et des convenances ? Dans ce roman vrai, de l’Afrique au Danemark, de New York à Londres, c’est toute une folle époque qui revit ici en couleurs et en cinémascope : Dominique de Saint Pern ressuscite la femme courageuse et la diablesse, mais aussi l’âme de cet âge d’or où l’on savait aimer, écrire et mourir en beauté.


***

Dolorès a lu et beaucoup aimé "Le liseur de 6h27" de Jean-Paul DidierLaurent vu ici. 
Et  nous conseille ces 3 films :




***

Jeanne est plongée dans les différents écrits d'Alexandre Jollien , dont :


et


Face à la souffrance qui accompagne tant d'événements de l'existence, c'est le goût de vivre qui nous permet d'aimer, d'aider, de soulager. C'est l'échange de paroles qui fait de nous des humains et qui façonne nos mondes intérieurs. C'est la parole, source de nos bonheurs comme de nos peines, qui nous fait vivre dans un mélange subtil de réel, d'imaginaire et de symbolique.
Pour savourer le goût de vivre, sachons ensemble retrouver la parole perdue, car nous avons encore tant de choses à nous dire...


***
Quant à moi j'ai lu et pas aimé du tout "Rudik, l'autre Noureev" de Philippe Grimbert,
moi qui lit si peu depuis un an et des brouettes ce n'est pas de chance, bref....
Prochaine réunion du club le 12 juin et pique nique le 28 juin à 17h00

Et le 6 juin 14h00 n'oubliez pas vos crochets pour le premier atelier "Créons à loisirs !"

Biz



samedi 4 avril 2015

Les livres de mon moulin *avril 2015*

Littérature à l'ordre du jour de notre réunion de club hier soir, mais pas que ! Evelyne nous a raconté les très belles expos vues à Paris.
Jeanne et Fanny sont revenues ravies de Camargue. 
Je profite aussi de cet article pour remercier mes amis pour leurs jolis cadeaux d'anniversaire que j'ai photographiés et glissés entre deux bouquins :-))




Sylvie est en train de lire :




De ses amours avec César et Marc Antoine, Cléopâtre eut quatre enfants. Seule Séléné survécut au destin tragique de la reine d’Egypte. Âgée de dix ans lors de la prise d’Alexandrie, elle n'oublia jamais l'anéantissement de sa famille, de son royaume, de sa dynastie, de ses dieux. Prisonnière en terre étrangère, elle vécut dès lors pour venger ses frères et faire survivre dans le monde des vainqueurs la lignée des vaincus.




Paule retient parmi toutes ses lectures :


Un vieux criminel de guerre et sa fille dînent dans une auberge au milieu des Dolomites et se retrouvent à la table voisine de celle du narrateur, qui travaille sur une de ses traductions du yiddish. En deux récits juxtaposés, comme les deux tables de ce restaurant de montagne, Erri De Luca évoque son amour pour la langue et la littérature yiddish, puis, par la voix de la femme, l'existence d'un homme sans remords, qui considère que son seul tort est d'avoir perdu la guerre. Le tort du soldat est un livre aussi bref que percutant qui nous offre un angle inédit pour réfléchir à la mémoire si complexe des grandes tragédies du XXe siècle.


Mon père s'est tué d'une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m'a donné son nom, m'a transmis sa joie de vivre, beaucoup de sa force et aussi une longue nostalgie de sa Tunisie natale. Kinésithérapeute, il travaillait "à l'ancienne", ne s'exprimait qu'avec les mains, au besoin par le regard. Il était courageux, volontaire, mais secret : il préféra toujours le silence aux paroles, y compris à l'instant ultime où s'affirma sa liberté, sans explication. "Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil", écrivit un jour Montherlant. Mon père m'a laissé mes mots et la force d'écrire ces pages pour lui dire mon attachement.







Evelyne nous présente :



Christopher et Colombus sont jumelles, elles ont dix-sept ans et sont allemandes. Et en 1916 en Angleterre c'est une situation embarassante. Devenues orphelines, leur oncle les a recueillies, avec pour unique idée de s'en délivrer au plus vite. Abandonnées elles partent en Amérique où elles devront surmontées les préjugés liés à leurs origines.

C'est un auteur que j'ai découvert il y a très longtemps je ne sais plus comment et dont j'ai lu plusieurs titres avec beaucoup de plaisir, je vous conseille entre autres :

Journal intime et fictif d'Otto von Ottringel, baron et officier prussien - qui, en ce début de XXe siècle, jette sur le reste du monde (les femmes, les étrangers, les pasteurs, bref, tout ce qui n'est pas de son " rang ") un regard condescendant -, ce roman raconte la randonnée burlesque que notre énergumène entreprend en roulotte à travers le Kent et le Sussex en compagnie de sa femme, d'un groupe d'autres Allemands et de quelques Anglais. Notre narrateur va en effet, sans même s'en rendre compte, transformer le périple de ses compagnons en un enfer quotidien mais - pour le plus vif plaisir du lecteur - absolument désopilant. En caravane relate un voyage bien réel que l'auteur effectua en 1906, en compagnie du romancier E.M. Forster et de son premier mari dont elle trace ici un mordant portrait!



Jean a beaucoup lu aussi et nous a présenté son top 5 :

5ème place :  "L'amour est éternel tant qu'il dure" de Franz-Olivier Giesbert
4ème place : "Soumission" de Houellebecq

et sur le podium :-)

3ème place pour :


Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée. Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

2ème place pour une lecture que Jean a entrepris  pour compléter celle de
 "Pas pleurer" de Lydie Salvayre

En 1936, la guerre civile éclate en Espagne. Elle fera plus de six cent mille morts. Témoin des événements, George Bernanos condamne les exactions de la répression franquiste, dans ce journal aux accents de pamphlet, qui fit scandale lorsqu'il fut publié en France en 1938. Il y prend fait et cause pour les républicains, et dénonce le ralliement de l'Eglise espagnole au coup de force nationaliste du général Franco. Grands cimetières sous la lune est un récit de combat, fondamental, toujours actuel.

son grand vainqueur est ce mois-ci :


Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons ».


Mais Jean a aussi parlé d'un livre que j'adore et que j'ai lu il y a mille ans sur le lieu même où il fut écrit et dont je connais encore des passages par coeur :


1829. Un Américain distingué (l'auteur) et l'un de ses amis, peintre de son état, arrivent à Grenade - cité oubliée perdue an milieu de ses montagnes, uniquement desservie par de mauvaises pistes qui sont autant de coupe-gorge - et se voient offrir pour quelques mois comme lieu de villégiature un palais à demi ruiné : l'Alhambra ! Ceci n'est pas un rêve, mais le prétexte, parfaitement réel de ce livre qui feint de se présenter comme un récit de voyage pour se transformer insidieusement en recueil de contes - les Mille et une Nuits de l'Andalousie en quelque sorte -, tous à la gloire d'une Espagne maure anéantie par la violence de l'histoire... mais toujours vivante dans le secret des coeurs.



Jeanne est en train de lire "Elle s'appelait Sarah" de Tatiana de Rosnay, mais ne poursuivra pas sa lecture. ce récit étant trop difficile pour elle en ce moment.
Mais nous a raconté avec plaisir son petit séjour en Camargue avec Fanny.




Nos prochains rendez-vous :
Vendredi 15 mai
Vendredi 12 juin

Et apéro le dimanche 28 juin à 17h00 au jardin des remparts pour fêter le retour de Jean et Janine qui partent la semaine prochaine dans les îles pour 3 mois les petits chanceux :-)))



A très vite
Biz

Psssst  Sylvie le 25 mars 2016 :-)))))))


samedi 28 mars 2015

Les livres de mon moulin * mars 2015 *

Autour des merveilleux gâteaux d'Hassan, nous avons parlé, de beaucoup de choses et aussi un peu de littérature :-)
Certaines lectures ouvrent des blessures plus ou moins bien cicatrisées, en parler, échanger permet de guérir un peu je crois. 






C'est un vieil homme qui s'éteint, péniblement alité. Pas n'importe quel homme, mais le plus grand critique gastronomique du monde, qui est parvenu à hausser un art mineur au rang des plus prestigieux, a fait et défait des réputations. Après quelques décennies de boustifailles, d'agapes, "des flots de vin, d'alcools en tout genre, après une vie dans le beurre, la crème, la sauce, la friture, l'excès à toute heure", le vieil homme tire sa révérence, rend son tablier, sa plume. Ce n'est rien, sinon qu'in extremis "une seule chose importe" : le souvenir d'une saveur, "vérité première et ultime de toute une vie". Quelque chose qui lui échappe. Quelque chose d'originel et de merveilleux. Une saveur oubliée, nichée au fond de la mémoire. Il cherche et il ne trouve pas.






" L'année de mes quatre-vingt-dix ans, j'ai voulu m'offrir une folle nuit d'amour avec une adolescente vierge. je me suis souvenu de Rosa Cabarcas, la patronne d'une maison close qui avait l'habitude de prévenir ses bons clients lorsqu'elle avait une nouveauté disponible. Je n'avais jamais succombé à une telle invitation ni à aucune de ses nombreuses tentations obscènes, mais elle ne croyait pas à la pureté de mes principes. La morale aussi est une affaire de temps, disait-elle avec un sourire malicieux, tu verras. " G. G. M.







Qui était Hitler ? Ses amours ? Ses névroses ? Quel était le quotidien de sa famille et de ses intimes face à ses passages dépressifs, ses exaltations ou ses lubies ? La Nièce dHitler souvre en 1908 à Linz, en Autriche, sur le baptême dAngelika Raubal, dite Geli, nièce dAdolf, de 19 ans sa cadette. Lambiance est étrange, faite de frustrations, de tensions, de conformisme aussi, et daspirations violentes à un changement, quel quil soit. Quinze ans plus tard, à Munich, le futur dictateur offre un toit à sa jeune nièce. Entraînée dans les jeux de pouvoirs et dinfluences et cependant relativement libre, la jeune fille côtoie, par le prisme de lintime, les Göring, Goebbels, Himmler, mais aussi une kyrielle de militaires,...






La rupture est généralement accompagnée de souffrances, d'angoisses et de peurs. Mais est-ce une fatalité ? Rompre n'est-ce pas aussi changer ? Se choisir un nouveau destin ? Simone Barbaras répond à toutes les questions qu'on se pose lorsqu'on est confronté à la rupture, qu'elle soit sociale, familiale, professionnelle ou amoureuse. Elle nous démontre, au travers de nombreux cas, que toutes les ruptures peuvent entraîner des forces de vie libératrices et créatives. Un guide précieux qui nous permettra de vivre la rupture en sauvant ce qui nous est essentiel.




«La main allait, lente et calme, le long du flanc invisible. Il ne répondit pas tout de suite. Non qu'il essayât de l'intriguer. Il avait l'air de ne pas se rappeller qu'il devait en dire davantage. Elle répéta la question. Alors, il lui dit : - J'ai du sang noir.Elle resta étendue, parfaitement immobile, mais d'une immobilité différente. Mais il ne parut point s'en apercevoir. Il était couché, calme aussi et, de sa main, doucement lui caressait le flanc.»

Élevée au sein d'une famille unie mais pauvre - qui n'est pas sans rappeler la fratrie Brontë -, Agnès Grey, 18 ans, fille d'un pasteur d'un village du nord de l'Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Trop discrète et inexpérimentée, elle est vite confrontée à la dure réalité dès son arrivée chez la famille Bloomfield.

Désarmée face à l'indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, et à l'indifférence cruelle des adultes, elle est renvoyée au bout de quelques mois. Sans désemparer, et dans l'obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Les jours passent, avec leur lot de monotonie et de difficultés, jusqu'à l'arrivée du nouveau pasteur, Mr Weston...



 Aujourd'hui encore mon auteur favori, je suis très très heureuse de l'avoir fait découvrir à mes amis du club de lecture :-)


Prochain rendez-vous : vendredi 3 avril à 18h00
Biz




samedi 7 mars 2015

Les p'tites folies du samedi #1

Quelle belle idée que ces "p'tites folies du samedi" , rubrique créée par les talentueuses Marie du blog Nouf in Wonderland et Virginie du blog Une bordelaise à Paris
Et comme j'ai eu un vrai coup de coeur ce matin, c'est avec un grand plaisir que j'adhere au "p'tites folies du samedi".

Ici le "comment faire"  copier/coller du site de Marie :

Mais au fait, c'est quoi les p'tites folies du samedi ?
C'est une rubrique participative dans laquelle on partage un coup de coeur, une envie, une découverte... c'est tout ce qui nous fait rêver, met du doré et des paillettes dans notre cœur et ça se passe tous les samedis ♥
Vous pouvez aussi participer ! Pour cela il vous suffit de partager sur votre blog, un coup de coeur, une envie, une jolie découverte en publiant votre billet le samedi. C'est ouvert à tous et à tous les styles.
Postez le lien de votre billet dans les commentaires et le tour est joué !
Pour contacter la team des p'tites folies du samedi :
- Marie : noufinwonderland@hotmail.fr

Et sur les réseaux : #ptitesfoliesdusamedi 

Et mon premier coup de coeur :



Une  belle histoire d'amour, de mer, de voyage.
Une BD sans texte que je vous supplie d'aller feuilleter chez votre libraire adoré :-)






Bon week end !!!!

samedi 21 février 2015

Les livres de mon moulin * janvier et février 2015 *

Peu de temps pour le blog ces dernières semaines, mais présente aux réunions du club de lecture (heureusement), je vais donc dans cet article vous présenter les nouveaux coups de coeurs de ces deux dernières séances.


Il y en a pour tous les goûts, c'est chouette !!!!

«- Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D'Annunzio, Ambassadeur de France - tous ces voyous ne savent pas qui tu es !Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j'essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu'elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l'Armée de l'Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j'entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : - Alors, tu as honte de ta vieille mère ?»


À New York, au printemps 2008, alors que l Amérique bruisse des prémices de l élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d ici quelques mois. Le délai est près d expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d université, Harry Quebert, l un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.



Twin Peaks ou The Wire, plus récemment Breaking Bad ou Game of Thrones... en quelques décennies, les États-Unis ont révolutionné le genre de la série télévisée par la qualité de leur production, laquelle a suscité un important travail d’analyse dans le monde anglo-américain. La parution du premier ouvrage français consacré à la série pionnière Buffy contre les vampires (1997-2003) constitue à ce titre un jalon important dans un pays qui accuse encore du retard pour ce qui est de la recherche sur les médias et la culture populaire.
Buffy est en effet particulièrement emblématique, par sa qualité d’écriture et son intérêt philosophique, des ambitions théoriques dont sont capables les séries. C’est ce que vise à montrer cet ouvrage riche des contributions de disciplines variées : philosophie, mais aussi anthropologie, littérature comparée, psychanalyse et sociologie.



Parce qu'apprendre à penser c'est apprendre à vivre, Luc Ferry met à la portée de tous les clés de la philosophie et nous offre un livre d'exception. Un de ces livres rares qui vous accompagnent toute une vie.


On a écrit que pour mieux savourer l'humour désopilant des nouvelles de Saki, il faut commencer par lire son roman L'Insupportable Bassington. C'est, nous prévient l'auteur, une histoire qui n'a pas de morale ; celle d'une femme, Francesca Bassington, qui, si on la priait de décrire son âme, aurait dépeint son salon. Son fils Comus est beau, écervelé, incorruptible, insolent ; bref, incapable d'arriver à se montrer raisonnable. C'est que la raison ne vient jamais seule. Ils s'affronteront au lieu de se comprendre.Depuis qu'elle a été révélée par la collection "Pavillons", l'œuvre de Saki, ce cocktail inimitable d'humour et de misanthropie, est devenue incontournable. Et elle est aujourd'hui si précieuse que le lecteur ne pouvait manquer quatre nouvelles inédites, ajoutées dans ce volume, retrouvées par Langguth, le biographe de Saki, qui ont bien failli tomber dans l'oubli...



Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre pour le beau Pablo, nuit d’amour et le lendemain... Elle se réveille à ses côtés, douze ans plus tard, mariée, mère de trois enfants, sans un seul souvenir de ces années écoulées. Comment faire pour donner le change à son entourage ? Et comment retrouver sa propre vie ? C’est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a écrit ce roman sur l’amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l’existence.


Lorsque Frida annonce son intention d'épouser Diego Rivera, son père a ce commentaire acide : " ce sera les noces d'un éléphant et d'une colombe ". Tout le monde reçoit avec scepticisme la nouvelle du mariage de cette fille turbulente mais de santé fragile avec le " génie " des muralistes mexicains, qui a le double de son âge, le triple de son poids, une réputation d'" ogre " et de séducteur, ce communiste athée qui ose peindre à la gloire des Indiens des fresques où il incite les ouvriers à prendre machettes et fusils pour jeter à bas la trinité démoniaque du Mexique - le prêtre, 1e bourgeois, l'homme de loi. Diego et Frida raconte l'histoire d'un couple hors du commun. Histoire de leur rencontre, le passé chargé de Diego et l'expérience de la douleur et de la solitude pour Frida....



Professeur d'histoire-géo, harcelée par ses élèves comme par son mari, Mariette est au bout du rouleau. Rongée par son passé, la jeune Millie est prête à tout pour l'effacer. Quant au flamboyant Monsieur Mike, ex-militaire devenu SDF, le voilà mis à terre par la violence de la rue. Alors que ces âmes esseulées se heurtent au mur de leur existence, Jean, homme providentiel, les accueille dans son atelier où il répare les destins abîmés. Où chacun trouvera la force de se reconstruire et de reprendre goût à la vie - quitte à en payer le prix. Un roman qui redonne foi en l'humanité, et en soi-même.


Roman familial, vaste fresque de l Amérique des années 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux Prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages trois générations d une famille texane, les McCullough dont les voix successives tissent et explorent avec brio la part d ombre du rêve américain.


" Je suis un vieil enfant gâté. Un chanceux. Un privilégié. Même pas heureux, comblé seulement. Ma mémoire scintille de mille étoiles : les chants joyeux, les rires, les succès, les excès, les providences, les luxes, les orgasmes, les lauriers et les roses. Mais de ceux qui m'entourent à ceux qui me manquent, rien ne me consolera des autres. Et rien ne me consolera de moi. " Au moment où il célèbre ses quarante ans de carrière, Patrick Sébastien revient sur ces années qui ont fait de lui ce qu'il est. Avec tendresse, colère parfois, amitié et franc-parler. Tel qu'il est, en somme...


" L'année de mes quatre-vingt-dix ans, j'ai voulu m'offrir une folle nuit d'amour avec une adolescente vierge. je me suis souvenu de Rosa Cabarcas, la patronne d'une maison close qui avait l'habitude de prévenir ses bons clients lorsqu'elle avait une nouveauté disponible. Je n'avais jamais succombé à une telle invitation ni à aucune de ses nombreuses tentations obscènes, mais elle ne croyait pas à la pureté de mes principes. La morale aussi est une affaire de temps, disait-elle avec un sourire malicieux, tu verras. " G. G. M.


Sarah Thornhill est la fille cadette de William Thornhill, ancien bagnard devenu propriétaire terrien le long du fleuve Hawkesbury, des terres hantées par le souvenir de leurs anciens occupants aborigènes méprisés et massacrés. William s'est remarié avec une femme ambitieuse et bornée. Mais Sarah mène une vie heureuse près de ce père qu'elle aime. Elle est amoureuse du beau Jack qui l'aime aussi. Pourquoi donc tous s'obstinent-ils à empêcher cet amour ? Quel secret peut bien cacher un père par ailleurs si généreux et attentif ? 


Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'œuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance.



Mais qu'ont donc de particulier ces boîtes à musique en forme de canard ? C'est ce cherchent à comprendre Oscar, preneur de son à Radio France, et sa compagne, Édith, présentatrice de la météo marine, après que la cantatrice qui en parlait à la radio est retrouvée morte, et, surtout, après que, le lendemain de ce meurtre, Édith est elle-même victime d'une agression. Le voleur cherchait le canard-boîte à musique. Mais Oscar parvient à empêcher le larcin, et ils découvrent alors que les canards, puisqu'il y en a plusieurs, contiennent chacun un bout de bande magnétique. La course aux boîtes à musique, pour reconstituer la totalité du message enregistré, est jalonnée d'énigmes, de surprises et de meurtres...


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Rendez-vous le 6 mars 18h00 à la bibliothèque Jean d'Ormesson de Perpignan.